Chronique : PLS - Joanne Richoux

 

          Résumé:          

Soirée déguisée. Sacha navigue chez lui entre sa sœur jumelle, la fille dont il est amoureux et ses amis. De pièce en pièce, il traîne sa mélancolie et noie ses démons dans les volutes et les vapeurs d’alcool. Jeux de regards, frottements des corps, plaisirs furtifs, assauts repoussés… Les heures s’égrènent à vouloir tuer le temps.« Bad trip» ? Et si une lumière brillait quand même au bout de la nuit ? Un roman noir, au verbe vif et cru, qui se lit d’une traite. Une œuvre ancrée dans son époque, qui sonde les affres des solitudes adolescentes, les fêlures de chacun, mais fait aussi entendre l’urgence d’aimer et d’être aimé.

          Mon avis :          

🔥🔥🔥🔥🔥

C'est le tout premier titre que je découvre de cette auteure, mais carrément pas le dernier ! Nous sommes dans une parution courte, à peine une centaine de pages, mais que de choses à dire sur cette centaine de pages ! Au départ, si je me suis dirigée vers ce titre, c'est justement parce que c'est un roman court, je me suis dis que c'était une bonne idée pour avoir un aperçu de ce que peut faire l'auteure en si peu de pages. Si j'accroche, c'est bon, je peux me lancer à la découverte de cette plume.

Si je devais vous le résumer en quelques mots, ce seraient ceux-ci : la dure réalité de la vie peut faire des dégâts.

Pourquoi ces mots et pas des autres ?

L'auteure nous fait rencontrer Sacha et sa sœur jumelle alors qu'ils organisent une fête chez eux à l'occasion d'Halloween. Sacha, est un jeune homme torturé, par moments on a l'impression de le perdre complètement, alors qu'à d'autres on aurait plutôt du mal à le suivre. Des idées noires en pagaille, la peur de les revoir, la fille qu'il aime sera présente. La souffrance... Alors il prend un Xanax, cela lui donnera un coup de main, ou pas finalement. 

Une soirée, c'est court, mais cela peut paraître long selon ce que l'on fait, selon ce que l'on prend, selon les personnes présentes, selon les révélations qui peuvent être faites. L'auteure ne fait pas dans la tendresse, ses mots sont durs, ils sont crus, parfois même difficiles à lire selon le passage concerné. Cependant, ses mots durs qu'elle utilisent, ils sont tous juste, ils sont le simple reflet de ce qu'est la vie, de ces émotions qui parfois submergent, de ces tourments qui souvent peuvent noyer quelqu'un sous le poids de la pression, des idées noires que nous pouvons avoir.

Comme je le dis plus haut, c'est ma première expérience de cette auteure, mais certainement pas la dernière.

          A lire si :          

  • Vous voulez, comme moi, découvrir la plume de l'auteure
  • Les vapeurs d'alcool et les idées sombres ne vous choquent pas
  • Le mal-être des ados vous interpelle

          A ne pas lire si :          

  • Vous préférez les romans beaucoup plus longs
  • La réalité de la vie vous dérange

          Premières Lignes :          

- T'es beau, mon rein.

Mon rein. Elle m'a toujours appelé comme ça. Parce qu'on a deux reins mais qu'on peut vivre avec un seul. Et parce qu'en médecine chinoise, c'est l'organe associé à la peur.

Ou une connerie du style.

Faut pas chercher avec Angélique, elle est bizarre.

Elle est chiante, aussi.

          L'auteure :          

Joanne Richoux est née en 1990 en banlieue parisienne, et a grandi dans un village auvergnat. Après des études de psychologie à Grenoble, elle décide de se consacrer à l'écriture. Entre 2017 et 2019, elle publie trois romans aux éditions Sarbacane, dans la collection Exprim' : Marquise (conte punk), Les Collisions (adaptation moderne des Liaisons dangereuses), Toffee Darling (road-trip dans les Etats-Unis des sixties). Elle enchaîne avec Désaccordée chez Gulf Stream, un roman aux allures d'Alice au pays des merveilles. En 2020 elle entre au catalogue d'Actes Sud avec PLS.

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